Liouba Wildenstein



Site officiel de Liouba Wildenstein (en cours de construction) / Liouba Wildenstein Official Website (under construction)


"Il n'y a point de recette pour embellir la nature. Il ne s'agit que de voir." (Auguste Rodin)

J'ai 45 ans, et je suis d'origine russe. Je suis passionnée d'art et plus particulièrement, de sculpture, à travers laquelle je m'épanouis. J'ai décidé de créer ce site pour partager avec les autres passionnés mon parcours, mes expériences, mes réalisations.


J'ai toujours eu soif d'apprendre. J'ai suivi des études à l'Ecole Supérieure des Relations Internationales de Moscou, puis au Collège Universitaire Français. Ensuite, je me suis dirigée vers un troisième cycle de droit à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. J'avais à coeur de mettre mes compétences au service d'une cause juste. J'ai alors pris divers engagements humanitaires, principalement au profit de la protection des droits de l'homme et de l'accès à l'éducation. Ce fut notamment le cas lorsque j'étais en poste à la Direction Politique du Conseil de l'Europe. Mais l'art n'a jamais, pour autant, déserté mon esprit... Aujourd'hui je perçois dans la sculpture une très belle manière de représenter le monde. J'aime qu'on ressente une vie, une âme dans mes créations, et aller jusqu'à l'essence des choses. Le travail intellectuel, tout comme l'art, me permettent de comprendre le sens du monde qui nous entoure.
 

Ma rencontre avec l'art

C'est en fait mon père, un homme talentueux, qui m'a communiqué dès ma plus tendre enfance cet engouement pour les activités artistiques, et m'a donné mes premières leçons de dessin. Comme pour m'apprendre la patience et le goût des belles choses, il m'emmenait avec lui faire de l'aquarelle. Un peu plus tard, j'étais inscrite aux cours d'initiation à la sculpture pour enfants. Un jour, un peintre fut interpellé en voyant certains de mes dessins. C'est alors qu'il me proposa d'entrer dans une école de préparation aux beaux-arts. C'était pour moi le début d'une longue et belle aventure.

Ma rencontre avec la sculpture
Malheureusement à l'époque, je ne pouvais pas me consacrer à l'art autant que j'aurais souhaité le faire: entre mes cours à l'école de Français de Moscou et mes entraînements de patinage artistique, les journées me paraissaient tellement courtes... Alors je compensais dès que possible: adolescente, j'ai commencé à collectionner les timbres et les pages de magazines sur lesquels étaient reproduits des tableaux de maîtres, et j'en tapissais ma chambre. J'avais aussi la chance de résider à Moscou, dont la vie culturelle est très riche. Alors je dévorais les expositions, je flânais dans les musées, et je consignais mon ressenti dans mon journal dès que je rentrais, comme pour prolonger mes visites. Mes impressions y côtoyaient quelques poèmes que j'écrivais, ou encore le sentiment que je gardais de mes lectures.

Peu de temps après, et grâce à ma maîtrise de la langue française, j'ai gagné mon premier argent de poche en tant que guide touristique bilingue au Musée des Beaux Arts de Pouchkine, où j'ai également pu suivre des cours d'histoire de l'art.


Une très belle parenthèse de vie

Plus tard, au cours de mon expérience de mannequin, j'ai discrètement puisé une profonde inspiration dans les ateliers des grands couturiers et les studios des grands photographes. Voir travailler un grand créateur de mode impose l'humilité et le respect: il marie les couleurs, parfois il en créé; il modèle la structure d'un vêtement, il en sublime les proportions. Le photographe, quant à lui, décide du cadrage des prises de vue, ou du degré d'exposition à la lumière qui révèlera la beauté de la création. M'immerger dans le regard critique de ces talentueux experts aux idées parfois les plus improbables, m'a beaucoup appris d'un point de vue technique.

 

Le cadeau de mariage du photographe Wayne Maser
Le cadeau de mariage du photographe Wayne Maser
Une rencontre liée au destin

Lorsque j'ai rencontré Alec, qui deviendrait plus tard mon époux, j'ai immédiatement été séduite par sa sensibilité à l'art. Notre premier dîner fut accaparé par nos conversations sur l'histoire de l'art, et ponctué d'anecdotes sur les artistes russes à Paris au début du XXième siècle. Notre union ne fut guère différente: nous visitions les expositions, les musées, nous assistions aux ventes publiques. Il m'a appris à reconnaître le talent, et m'a permis de faire connaissance de plusieurs grands artistes contemporains, comme par exemple Chuck Close, peintre et photographe américain... J'ai également posé pour des peintres et des sculpteurs, tels que Nicolai Gorski-Chernichev, Tatiana Nazarenko, Alexei Blagovestnov ou Mikhail Solomatine.

Alec m'a présentée à Rosy Lamb, artiste américaine et assistante de Jean Cardot. Elle a accepté de me donner des cours, et m'a ainsi permis d'accéder à son atelier pour y faire du dessin, de la peinture à l'huile, et travailler avec des modèles vivants. Mon mari venait de tomber gravement malade, et j'y trouvais une bulle d'oxygène entre mes longues visites à l'hôpital. Je tentais, le reste du temps, de m'évader en composant des mosaïques, ou en concevant de petits animaux avec de la plastiline.
 

Ma rencontre avec la sculpture
Et ceux qui m'ont tant apporté...

Un peu plus tard, j'ai réalisé un portrait en sculpture dans l'atelier des Beaux-Arts de Moscou, en compagnie d'un groupe de jeunes artistes qui travaillent sous la direction du grand sculpteur Vladimir Tsigal. J'ai reçu de précieux conseils de cet homme qui, avec beaucoup d'humour, m'appelait « Rodin en jupe ».

C'est au Kenya que j'ai eu un véritable sentiment de « déclic ». J'y ai réalisé ma première sculpture (« La Girafe »); j'y passais de longues journées à observer les animaux en liberté. Lors d'un retour à Paris, j'ai découvert la fonderie Valsuani. J'y ai appris le travail de la cire, de la ciselure, de la patine. Je suis ensuite retournée régulièrement au Kenya, pour accompagner mon mari dans ce pays qu'il aimait tant, et j'y ai notamment travaillé avec Marc Coreth, le sculpteur animalier.

J'ai également rencontré Jean-Louis Sauvat, qui dédie une grande partie de son talent aux chevaux, et qui m'a invitée à assister à ses cours de dessin et de sculpture avec modèles vivants, à l'École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art. Enfin, j'ai fait la connaissance de Yuri Kuper, qui a supervisé une partie de mon travail. A travers ses leçons de peinture, il m'a enseigné l'attitude de l'artiste face au travail, la persévérance, et la discipline. Je lui en témoigne toute ma reconnaissance.
 

Aujourd'hui

« La Girafe » a été exposée à la galerie Sladmore à Londres, puis à Chantilly. Les premiers encouragements qu'elle a suscité m'ont convaincue qu'on pouvait donner beaucoup de joie aux gens à travers l'art. Désormais, je réalise quelques commandes en sculpture. J'ai achevé le portrait de mon père. Enfin, je consacre mon temps libre à la préparation d'une exposition d'animaux africains en bronze en hommage à mon mari aujourd'hui disparu, pour des galeries de Paris, de Londres, et de Moscou. Récemment, j'ai également été consultante et co-auteure d'un monument en bronze pour une commande privée. Finalement, l'art ne guérit pas du chagrin; mais il est pour moi la plus belle des façons de perpétuer la mémoire de mon époux.


Galerie
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Guépard
Lion
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